Justement, si le merci n’est qu’une question de bonne éducation il n’a alors plus aucun intérêt. Lorsque l’hypocrisie est la règle du savoir vivre, il ne faut pas s’étonner de voir les relations du monde s’étioler, basées sur des faux semblants et un manque de sincérité flagrant.
La banalité au service de la société.
Demandez, vous serez servi.
D’aucuns se souviennent des blocus de différentes université
du fait du CNE. Si d’aucuns ne se
souviennent pas, un être se souvient des insultes proférées à l’encontre de
ceux qui voulaient aller en cours, pouvoir passer leurs concours, remplir leurs
dossiers, et qui sait, pouvoir enfin boucler leurs années. Ces derniers
dénonçaient d’ailleurs le fait de se sentir comme otage, privé de leur
liberté de choix, voir de penser pour les plus faibles qui ne supportaient pas
les insultes. A vrai dire, seul les plus forts prenaient la parole, très vite
hués, les bloqueurs ne leurs laissant que 1min face à 20min d’argumentation en
faveur du blocus, au nom de la démocratie et de l’égalité. Égalité voulant que
le blocage dure une semaine et le déblocage deux jours, dont un concernant le
futur vote, ce qui obligeait les gens à ne pas se rendre en cours pour que la
fac reste débloquée. Après tout, ils ne l’avaient pas débloquée pour,
justement, aller en cours.
Certes, ces traitements ont été souvent dénoncés et débattu. Quoiqu’il en soit,
la réponse des pro-bloqueurs fût toujours la même «Aller parler à Ingrid
Betancourt d’otage, et on verra plus tard ».
La réponse est la même lorsque les syndicats s’adressent aux usagers des
différents transports en commun qui, devant se rendre au travail, doivent se
lever 3h00 plus tôt et patienter 3h00 sur un quai et faire de même au retour. Comme s’ils étaient finalement libre de leurs
mouvements, certains n’ayant même plus choix de se rendre ou non au travail,
faute de transports.
Aussi, prendre un exemple triste et larmoyant finira forcément par donner raison à celui qui l’utilise. Ne pas leur donner raison serait immoral et contre nature, n’est-ce pas ? En votre âme et conscience, vous vous devez alors de les appuyer d’un air assuré. Sinon, vous risqueriez de mal dormir cette nuit dans un songe mêlant des africains mourant de faim dans un RER pris en otage par les FARC.
Cette fausse morale fait partit des choses inexplicables et minables qui existent dans ce monde. Au final ceux qui ont bien moins de respects pour ces personnes sont ceux qui les utilisent à leurs propres fins, nous jetant à la figure leurs réalités déformées.
Comme si, parce que d’autres étaient malheureux, nous n’aurions pas le droit de l’être nous aussi. Une obligation de sourire, d’hypocrisie et de bonne humeur plane sur vos têtes. A tous, puisqu’en fin de compte, il y aura toujours plus malheureux que vous.
A ce qu’il paraît une vie deviendra « vraiment
nulle » dès lors qu’une personne, ayant largué son ou sa partenaire
pour quelqu’un autre, se retrouve seule. La conclusion s’imposant sous nos
yeux ébahis est celle qui suit : elle n’aurait jamais dû quitter « la
première personne ».
Cette simple pensée, exaspérante, montre le peu d’estime que l’on a envers
son/sa partenaire et globalement, le peu d’estime que l’on peut avoir pour
l’être humain, en tant que personne.
Or, songer à retourner avec le primaire pour combler un manque ou ne pas être seul, c’est le bloquer dans une situation où il n’a aucune prise en main. Mais cette instrumentalisation de l’autre n’est que secondaire. Autrement dit, ici je n’en ai rien à carrer.
La véritable source d’irritabilité se trouve dans la complainte de la personne qui, n’arrivant pas à vivre par lui-même, demandera à ce qu’on le plaigne de ne plus être dans un quotidien perdu d’avance. Je plaindrais volontiers celui qui ne se rend pas compte qu’il n’est avec l’autre que par commodité mais pas celui qui refuse d’ouvrir les yeux sur la chance qui lui est offerte de ne pas rester 15 ans dans une relation essoufflée depuis longtemps et à qui on ne permet que d’agoniser.
Il n’y a pas si longtemps, Bret Easton Ellis écrivait un article sur ces horribles émissions enfantines se déversant sur nos écrans. Outre l'écriture sur l’influence des psychotropes sur les teletubbies, Bret déversa son mépris pour ses anciens amis:
« Part of my resentment stems from the fact that I'm at an age where the majority of these friends are having children and settling down and this intrudes upon my bachelor lifestyle: dinner reservations are now made at seven, wilder invitations are bypassed, casual indignation about drugs and movie violence (these from former addicts, dealers, nymphos). But part of it stems from the hypocrisy of adults--the creators of Teletubbies and the scared, thoughtful parents plopping their kids in front of the tube--who over-identify with children and want . Adults who want the world to conform to their own notion of safety. “
Si je ne vais effectivement me plaindre d’évènement
comparable, puisqu’une redite serait inutile, je ne peux néanmoins m’empêcher
de recourir un parallèle peut-être bien trop proche de ce qui est ici dénoncé.
J’ai peur de devenir désabusée face au changement de comportement affectant ceux
dont la vie prend le sens qu’ils désiraient depuis quelques temps. Que dis-je,
il semblerait qu’à un peu plus de vingt ans ils l’attendaient depuis des
décennies.
Les sarcasmes d’hier, le cynisme et l’ironie, les anecdotes disparaissent pour
laisser place à un caramel trop sucré dégoulinant d’une bouche auparavant bien
plus versatile. La personne que l’on aura alors pris des années à connaître
changera pour devenir l’actrice parfaite de cette vie parfaite, avec des
sentiments, des envies et des propos on ne peut plus – socialement – parfaits.
Si l’on ne peut que se réjouir de ce bonheur - sic - il devient détestable d’en voir le résultat. Contester un
tel changement serait, en plus d’être inutile aux vues de l’inexistante
participation aux tentatives dialogues, inadéquat. Il n'en reste pas moins que ce constat est affligeant non pas parce qu'il nous prive des agréables discussions nocturnes ou encore des sorties endiablées que l'on pouvait avoir, mais bien parce qu'il semble toucher plus d'une personne.
Aussi, la question reste posée : tout
ce qui faisait notre force et qui rendait les choses excitantes tendrait-elle a
disparaitre par l’arrivée de ce que la société veut nous vendre comme le
bonheur ? Et quand bien même, si c’était effectivement le bonheur, celui-ci
effacerait-il des années de psychologies d’un coup de vent ? L’idée d’un
conditionnement me fait frémir, et devenir ainsi m’agacerait au plus haut
point. Le côté sulfureux – voir finalement misanthrope – mis en avant par Bret
Easton Ellis reste bien plus séduisant, même si apparemment, il s’agit là d’un
échec social.
On essaye de nous faire croire que vivre c'est posséder.
Il suffit d'arrêter de simplement d'exister. Et là, on vit.
Il faut plonger dans la tempête. Il faut avoir des tripes.
Maintenant que les paupières sont agrafées, alors, les yeux grands ouverts, faisons
des efforts et essayons de vivre. Essayons de se dépasser, de se lancer des
défis, d'aller plus loin. Essayons de sentir la vie pulser. Essayons de sentir
autre chose que la sécurité qui s'étale autour de nous.
Le nombre d'années d’études adéquates.
Le boulot qui permet de boucler la fin du mois, sans appréhension.
Métro. boulot. dodo.
Le nombre de sortie autorisée conformément admise comme non conforme. Faites de
la non conventionalité un objet médiatisé, fournissez des groupes et un mode
vie à ce genre de personne, et faites les vivre en conformité avec ce qu'ils
pensent être la marginalité.
Alors, sur cette route qu'ils pensent non tracées vous obtiendrez des gens
communs, qui rejoignent le chemin de la sécurité qu'ils pensaient avoir
déserté.
Avoir suffisamment d'estime de soi, avoir suffisamment d'égo
pour se creuser ses propres tranchées n'est pas donné à tout le monde.
Mais alors, alors seulement pourrons nous vivre.
Est-ce pour autant qu'il ne faille pas s'inspirer des routes tracées par des plus grands que soi ? Avoir des modèles serait-il le déni de soi et de sa voie ?
Dépenses compulsives.
" Laisse derrière lui cinquante ans de correspondance sauvage."
" Sa plume explosive transforme ses destinataires en ennemis potentiels et dévoile un esprit vif, halluciné, un sens inné de la moquerie et un goût démesuré pour l'excès"
"Un condensé féroce d'un demi-siècle de vie américaine".
Domaine étranger.
"La correspondance de Thompson [...] montre qu'au-delà de l'irrévérence absolue, cet ancêtre du "nouveau journalisme" sut dresser un tableau lucide d'une Amérique qu'il jugeait de plus en plus hypocrite et prude."
Le monde.
Entre autre.
On commence seulement à comprendre que la vie que l'on nous promet depuis qu'on est gosse, on ne l'aura pas. Alors cherchez pas à nous emmerder. Phrases (trop) approximatives. Fight Club et ce dégueuli de la société.
Et relativement vrai. On nous vend des films grandioses, qui nous vendent une vie et les rêves que l'on voudrait, que l'on devrait avoir.
Le rêve américain qui a débarqué en grande pompe et fait voyager des tas de gens. Propre et figuré.
Peut-être que cela fait parti de notre construction enfantine, celle qui fait de nous des adultes plus ou moins stable. Paraît que ce qu'on est, c'est dû à notre enfance. Et vous je sais pas, mais j'ai grandi avec les séries guimauve, le gars parfait avec qui on va se marier, les couleurs criardes et la déco pourrie, les super-amies pour la vie avec qui on partage tout, les filles hyper populaire des lycées, les vies sociales gigantesque. Le visage poli avec du papier de verre, la gentillesse jusqu'au bout des lacets, et la bien-séance au rendez-vous.
Cela donnerait-il le droit d'être désabusé de ne pas avoir obtenu tout ce qu'on nous avait promis. Certes, certes. On ne nous avait rien promis. On nous avait juste vendu du rêve pour décérébré.
Pour autant, n'avions-nous pas le droit d'avoir une vision non hautement manichéenne des choses. Des versions plus ou moins réaliste de la vie.
Quelque chose qui ne fera pas de nous des adultes frustrés d'être ce que nous somme. Nous faire courir après des rêves que l'on pense être les notre. Un peu comme l'intro de Trainspotting. Et si au final, on ne choisissait que dalle.
Si on n'avait jamais vu toutes ces éducolrations niaiseuses, serions nous moins bancals?
Serions nous moins frustré?
Chercherions-nous moins à nous confronter, à nous jauger les uns les autres? A chercher à se ressembler. Est ce que vautrée sur ce canapé, je me laisserait aller telle que je suis, sans porter d'attention aux regards des autres?
Ou est-ce une façon trop facile de rejeter la faute. Ces dysfonctionnements humains ne seraient pas somme-toute naturels?
Quel idée.
Il n'y aura pas de présentation passionnante.
Orthographe, syntaxe et grammaire peu développées. A croire que les universités sont dépitées pour accepter en matière dite "littéraire" des gens avec si peu de capacité.
Alors ne poussez pas de trop grands cris d'énervements devant ces fautes éparpillées.
Un genre de test face à l'écriture, à la motivation, et au style. Ceci risque d'être bien futile, dépourvu d'intérêt, classe et autres adjectifs positifs.
Pourquoi "fâcheuse"..???...;-) read more
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